Japon express. De Tokyo a Kyoto.

Japon express. De Tokyo a Kyoto.

7 mai 2019 0 Par Mélanie

Auteur : Raymond Depardon
Éditeur : Points
Parution française : juin 2018
ISBN : 978-2-7578-7319-9
Prix : 8.90€

La quatrième : Une invitation au voyage en 100 photos couleur inédites

Quand Raymond Depardon retourne au Japon lors de deux brefs séjours, en 2016 et 2017, c’est un choc. Il découvre un Japon accessible, à portée de Leica. Il parcourt la ville, s’enfonce dans la campagne, de Tokyo à Kyoto et aller-retour, attrapant à la volée ce qui du pays du Soleil levant s’offre et se dérobe : une palette de couleurs unique, qu’on lui connaît peu, toutes en tons pastel, « formica ». Il erre en amateur, se laisse surprendre ? et nous avec.

Raymond Depardon est photographe et réalisateur. Il est considéré comme l’un des maîtres du film documentaire et son œuvre photographique est mondialement saluée.

Mon avis :

Petit livre de photographies de poche, où le grand photographe Raymond Depardon propose sa vision de flâneur du Japon. Le livre se présente d’abord par un entretien avec l’artiste, son rapport singulier au Japon : il y avait couvert les jeux olympiques de 1964 et 1972 mais n’avait pas tellement pu y apprécier la vie quotidienne.

Cette fois il s’agit de deux courts voyages faits en novembre 2016 et août 2017, où cette vie banale est mise en valeur par des instantanés. Il dit’ pendant l’entretien, avoir appris à errer et observer en-dehors des sentiers battus et rebattus par des milliers de touristes.

On dirait des photos de vacances, de ces photos qui transpirent une nonchalance colorée. Car c’est la couleur ici qui fascine Depardon : les couleurs passées, celles du « Formica », nuances de pastels du jour et néons brûlants de la nuit. La plupart des clichés présente plutôt un Japon de jour, ensoleillé souvent. Ne nous trompons pas : le Japon ici intéresse moins par sa culture, ses gens et son environnement que ses couleurs.

On sentirait presque le froid du Formica sous nos doigts, les odeurs dans les cafés, les néons de la nuit qui caressent notre peau, la perdition d’une Sofia Coppola dans son fameux Lost in translation. Le voyage se veut naïf et poétique.

Voyage qui n’est pas très original mais qui offre une vision plus simple que certains autres photographes, non moins bons, mais qui travailleraient beaucoup plus leurs photos.
J’avais pris ce livre pour me trouver des références pour dessiner et peindre, et j’aurais eu en prime un agréable voyage.